« Zéro déchet » : inspirons-nous de nos aînés

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Vous en avez certainement déjà entendu parler : le « zéro déchet » (ou « zero waste » ) est à la mode ! Chez CURA, nous sommes toutes et tous en faveur des alternatives écologiques, car au-delà de la tendance, il s’agit en fait d’une réelle transition vers un mode de vie plus responsable, adopté par de plus en plus de personnes sensibilisées à la question du réchauffement climatique. Et quand on y réfléchit, on se rend compte que l’on a beaucoup de leçons à aller chercher dans la façon de vivre et de penser des personnes âgées… Petit retour dans le passé, avant le phénomène de la mondialisation et l’encouragement actuel à la surconsommation.

Prenons d’abord l’exemple de l’alimentation. Il y a 60 ans, les supermarchés commençaient tout juste à faire leur apparition. Les gens faisaient leurs courses dans des petites épiceries de quartier, chez le boulanger, le poissonnier et le boucher du coin. Cela favorisait évidemment la consommation de produits locaux, mais également l’achat de quantités réduites au strict nécessaire : les gens achetaient uniquement ce qu’il leur fallait pour le repas, et revenaient régulièrement en fonction de leurs besoins. Beaucoup de gens avaient aussi un potager dans leur jardin, et ils y cultivaient leurs propres légumes. D’autres encore avaient des poules, qu’ils nourrissaient avec les déchets alimentaires.

Le gaspillage, un des fléaux actuels de notre société de consommation, était donc à l’époque réduit au minimum – si pas absent dans beaucoup de ménages. La bonne nouvelle, c’est que vous pouvez encore actuellement décider de favoriser la nourriture locale, de faire vivre les petits commerces près de chez vous, de consommer en fonction de vos besoins et pas de vos envies, et donc de gaspiller moins !

Les contenants étaient également différents ; chez le poissonnier, par exemple, on emballait le poisson dans du simple papier journal. Chez le boulanger, on amenait son sac en papier pour le pain. Et dans certains endroits, un fermier passait chaque matin dans le quartier pour remplir les cruches des habitants avec du lait frais ! Cela ne posait pas de problème puisque la consommation se faisait au jour le jour. Bien sûr, les gens stockaient de la nourriture chez eux : mais pour cela, ils ne surgelaient pas et utilisaient des contenants en verre, des boîtes réutilisables en métal, etc.

Un point positif cependant : de nos jours, de plus en plus de gens refusent les emballages et sacs en plastique et favorisent les contenants réutilisables. D’ailleurs, des magasins « de vrac » fleurissent un peu partout… Cliquez ici pour les bonnes adresses en Wallonie et à Bruxelles.

Autre exemple de surconsommation actuelle : le prêt-à-porter et les vêtements en général. Pour certains, aujourd’hui, il est normal de posséder 5 manteaux différents et 10 paires de chaussures, le tout d’une qualité souvent douteuse. Prenons exemple sur les seniors, qui ont tendance à n’acheter que le nécessaire, en mettant le prix s’il le faut pour avoir des vêtements de qualité qu’ils garderont jusqu’à ce qu’ils soient (vraiment) usés ! Encore mieux : avant d’acheter du neuf, pensez à aller faire un tour dans les boutiques de seconde main (voire pourquoi pas dans la garde-robe de vos grands-parents… avec leur accord !). Elles réservent souvent de très belles surprises !

Pour finir, ne cédez pas à la pression de la publicité, aux promotions alléchantes, aux deals « 1+1 gratuit » ou au Black Friday… Posez-vous d’abord la question de ce dont vous avez réellement besoin, réutilisez, créez si vous le pouvez ; et si vous achetez, faites-le toujours de façon responsable, en réfléchissant à votre impact sur l’environnement.

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