Le droit de mourir dans la dignité

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La mort n’est jamais un sujet facile à aborder, et la plupart des gens préfèrent ne pas trop y penser. Pourtant, lorsqu’on est très malade, en soins palliatifs, et qu’on sent que la fin de la vie est proche, plusieurs questions peuvent faire surface. Beaucoup de gens en souffrance souhaitent alors bénéficier d’une fin de vie digne, dans le respect de leurs volontés.

Tout récemment, le décès de l’ex-championne paralympique Marieke Vervoort a ramené le sujet de l’euthanasie au cœur de l’actualité. Marieke avait en effet décidé de mettre fin à ses souffrances physiques en choisissant l’euthanasie, et de partir ainsi dans la dignité.

En Belgique, l’euthanasie est dépénalisée et donc pratiquée dans certaines situations définies par la loi. Il faut cependant savoir que le médecin est libre d’accepter l’euthanasie ou pas, indépendamment de la volonté du patient.

L’euthanasie est uniquement envisageable si le patient souffre physiquement et/ou mentalement de façon « constante, insupportable et inapaisable ; cette souffrance résultant d’une affection accidentelle ou pathologique grave ou incurable ».

Deux cas peuvent se présenter :

  • Le patient est lucide, conscient de ses actes et il exprime volontairement sa volonté par rapport à l’euthanasie. Il ne peut pas être soumis à une pression extérieure, et doit en faire la demande de façon répétée.
  • Le patient est inconscient et son état est irréversible. Dans ce cas, il doit avoir au préalable introduit une déclaration anticipée pour exprimer sa volonté qu’un médecin pratique l’euthanasie si il se trouve dans un tel état (coma ou état végétatif).

D’autres volontés peuvent être exprimées par le patient, comme par exemple le refus de certains traitements (autrement dit le refus d’acharnement thérapeutique). Pour cela, une déclaration anticipée peut également être rédigée, au cas où le patient ne pourrait plus s’exprimer par la suite.

Vous pouvez retrouver des informations sur ces déclarations anticipées et sur la fin de vie en général sur ce site : ADMD asbl.

En règle générale, même si vous ne souffrez pas, vous avez bien sûr toujours le droit d’exprimer vos dernières volontés quant à vos funérailles, votre sépulture, le don d’organes etc. Vous pouvez d’ailleurs les enregistrer en ligne via ce formulaire.

Prenez vos dispositions à l’avance de sorte à pouvoir partir en toute sérénité, tout en soulageant vos proches qui sauront que vos dernières volontés ont été respectées.

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